Le sable & le Ciel souverains palpitaient

Une histoire d'amour, de musique & de sable

Concert projection - Cathédrale de Chartres, 13 septembre 2019 à 20h30

Marina Sosnina dessins de sable, Denis Ramos compositions et arrangements, Romain Dayez baryton,

Emilie Cousin mezzo-soprano, Shafak Kasymova violon, sato, kamanche, Carole Gireaud harpe, Pierre Rigopoulos percussions

Le Sable & le ciel souverains palpitaient est un spectacle interdisciplinaire

qui réunit
cinq musiciens & une artiste de sable...

... & où interragissent trois éléments :

Une performance graphique en live, réalisée par Marina Sosnina avec du sable sur une table lumineuse.


Un dispositif vidéo couleur retransmettant sur grand écran les dessins - parfois les mains de la plasticienne et la trajectoire, dans l'air, du sable répandu - et diffusant dans l'espace scénique les ombres portées produites par les dessins.


Un programme musical interprété par les musiciens de l'ensemble Myriade, composé de pièces de musique classiques et traditionnelles, et de trois oeuvres originales de Denis Ramos, composées sur des poèmes de Pablo Neruda et José Bergamin.
A travers le choix des textes des pièces, l'élément poétique et littéraire donne au spectacle son fil conducteur en y introduisant une progression narrative, qui évoque "la grâce du sentiment amoureux depuis sa naissance jusqu’à ses ultimes prolongements", pour reprendre les mots du compositeur. Le spectacle est un jeu en permanente évolution, une trame où se tissent différentes expressions artistiques, différentes cultures littéraires et musicales et se décèlent, en filigrane, les évocations du monde persan et arabo-andalou, et du Cantique des cantiques. Le spectateur est entièrement immergé dans cet univers à la fois visuel, poétique et sonore.


 

Denis Ramos, compositeur

NOTE D'INTENTION

"    Cette collaboration est pour moi l’occasion rêvée d’étendre dans plusieurs dimensions mon terrain de jeu compositionnel. Il s’agira en effet de ma première partition vocale. Je vais pouvoir également intégrer à ma musique de nouveaux instruments orientaux tels que le zarb et le dutar. Enfin le contexte pluridisciplinaire va me permettre d’écrire ma musique en corrélation à la fois avec les textes poétiques qui serviront le chant, et avec la performance dessinée, véritable chorégraphie de sable, de Marina Sosnina. Ma pièce se partagera en trois mouvements, qui seront exécutés à distance les uns des autres afin de ponctuer la progression du spectacle. Les poèmes que j’ai choisis, issus du recueil La claridad desierta de Jorge Bergamin et de Cien sonetos de amor de Pablo Neruda, évoquent la grâce du sentiment amoureux depuis sa naissance jusqu’à ses ultimes prolongements. » "Dans ce projet la poésie est ma première source d'inspiration pour composer. Ainsi avant d'esquisser la moindre note j'ai cherché des textes à mettre en musique, dont le contenu puisse entrer en résonance avec les particularités du spectacle: la référence au Cantique des cantiques et à la création du monde, la "danse du sable" de M. Sosnina, la forme globale articulée en trois temps évoquant trois âges de l'amour . "

Fruit d'une

recherche collective,

entre les interprètes de l'ensemble Myriade et le compositeur Denis Ramos d'une part, entre le compositeur et Marina Sosnina d'autre part.

La formation musicale réunie autour de ce projet est internationale, avec des musicien.ne.s aussi familier.e.s de la musique classique occidentale que de certaines musiques traditionnelles. Les compositions originales et arrangements ont été élaborés par Denis Ramos à travers un dialogue sur leurs répertoires, intruments et divers modes de jeux. Par ailleurs, le choix des oeuvres, les compositions originales et le story board à partir duquel Marina Sosnina improvise ses dessins ont été construits conjointement - articulant leur vocabulaires spécifiques autour de thèmes communs (rencontre, apparition / disparition, ombre et lumière, couleurs, mains, sable, souffle, ondes sonores...). Au cours du spectacle, l'interraction se prolonge lors de la performance improvisée à partir de ce story board, façonnant les images qui s'animent en résonnance avec la musique, ses aspects littéraires et musicaux.

... il est intimement lié à un espace.

Le dispositif graphique et vidéo est situé sur le côté de l'espace scénique. La plasticienne réalise sa performance en temps réel. Le dessin de sable est fondé sur le jeu d'ombres apparaissant quand la lumière traverse une couche de sable. Plus celle-ci est épaisse, plus le dessin est sombre - la très légère différence d'une épaisseur à l'autre permettant à l’artiste d’atteindre une exceptionnelle finesse de trait. Cette magie de lumière et de sable est rendue possible par une table souvent appelée «lumineuse» - boîte rectangulaire, à l'intérieur tapissé de rubans de LED.
Actuellement, cette table est souvent remplacée par un écran plasma (même une simple télévision peut être utilisée), posé horizontalement sur un support. Les images diffusées par l’écran permettent à l’artiste d'associer dessin de sable et autres arts visuels numériques.
Différentes sortes de sables sont utilisées en fonction de l’oeuvre - de couleur naturelle ou colorés, souvent très fins, afin d'assurer une haute précision aux dessins. Lors des performances «live», les images sont captées par une caméra fixée au-dessus de la table et retransmises sur l’écran, directement ou à travers un projecteur.


Le spectacle est en interraction constante avec le lieu où il est diffusé. Le centre de l'espace scénique est occupé par les musiciens, répartis devant le grand écran. Au début de la représentation, seul le chanteur reste en retrait, caché au regard du public. Il fait résonner sa voix en différents points de l'espace tout en s'approchant progressivement, pour se joindre au reste des musiciens au cours de la première pièce. Lors de la pièce finale, c'est la chanteuse qui quitte le plateau pour disparaître, laissant également entendre sa voix tout en s'éloignant de la vue des spectateurs. Lorsque le lieu le permet (comme c'est le cas à la cathédrale de Chartres, lieu de création du spectacle), les chanteurs peuvent s'avancer et s'éloigner de la scène en se déplaçant derrière le grand écran - produisant ainsi un effet d'ombres chinoises.


Le projet est potentiellement évolutif, afin de tirer parti et mettre en valeur les différents lieux où il est susceptible de se dérouler. La mise en espace peut moduler les déplacements afin de jouer de ses spécificités acoustiques ; l'aspect improvisé du dessin permet de renouveler les propositions visuelles en résonnance avec l'esthétique et l'imaginaire véhiculé par ce lieu, etc. La Cathédrale de Chartres, par exemple, sera utilisée comme une vaste caisse de résonnance, dont les effets de spacialisation et de réverbération seront explorés, notamment à travers l'écriture des compositions originales. Son décor nourrira également la création visuelle, qui pourra s'inspirer des couleurs des vitraux, parcourir le thème du labyrinthe ou encore "donner vie" sur l'écran, aux personnages des bas-reliefs.

Un poème de Pablo Neruda

MIS EN MUSIQUE POUR

LE SABLE & LE CIEL SOUVERAINS PALPITAIENT.

Ta lente main vola de mes yeux vers le jour / et la lumière entra comme un rosier ouvert / Et le sable et le ciel souverains palpitaient / on eût dit un rucher taillé dans les turquoises. / Ta main a touché des syllabes qui tintaient, / des coupes et des burettes aux huiles jaunes, / des corolles, des sources et puis surtout, l’amour, / l’amour: ta pure main épargna les cuillères. / Et le soir s’en alla. Sur le sommeil de l’homme / la nuit glisse, en secret, sa capsule céleste. / Oh la triste odeur sauvage du chèvrefeuille! / Alors sur mes yeux que l’ombre avait dévorés / ta lente main volant de son vol referma / son plumage que je croyais avoir perdu.
 

Tu mano fue volando de mis ojos al día, / Entró la luz como un rosal abierto. / Arena y cielo palpitaban como una / culminante colmena cortada en las turquesas. / Tu mano tocó sílabas que tintineaban, copas, / alcuzas con aceites amarillos, / corolas, manantiales y, sobre todo, amor, / amor: tu mano pura preservó las cucharas. / La tarde fue. La noche deslizó sigilosa / sobre el sueño del hombre su cápsula celeste. / Un triste olor salvaje soltó la madreselva. / Y tu mano volvió de su vuelo volando / a cerrar su plumaje que yo creí perdido / sobre mis ojos devorados por la sombra.


Soneto n°35, Cien sonetos de amor, 1959, trad. J. Marcenac & A. Bonhomme.
Extrait de Chemins brûlants, (Mouvement II), D. Ramos.    

L'EQUIPE :

MARINA SOSNINA

Artiste de sable

L'oeuvre de Marina Sosnina, l'une des plus grandes représentantes actuelles du "sand art", fascine le spectateur par sa beauté, sa profondeur spirituelle et la technique filigranée du dessin. Le sable se transforme entre ses mains en séquences d’incroyables images où chaque tableau soigneusement élaboré par l’artiste en direct emplit le spectacle de la magie de sa poésie visuelle. Dans ses spectacles, Marina Sosnina utilise avec virtuosité des techniques artistiques très variées. Elle fait se rencontrer la technique du dessin de sable et celle des ombres chinoises, l’ebru (peinture sur l’eau), les aquarelles et les bas-reliefs, renouvelant ainsi cet art en profondeur.
Depuis 2007, Marina Sosnina participe régulièrement à des concerts de musique classique en collaborant avec de grands musiciens russes et européens. Parmi ses récentes créations, la coopération avec le contre-ténor Gérard Lesne (Tempus Fugit, Paris), le violoniste Pierre Amoyal et sa Camerata  de Lausanne (Les Sérénades et les contes éphémères, Vichy), le comédien russe Anatoly Beliy et l’orchestre les Virtuoses de Moscou (Le Petit Prince, Moscou, Saint-Pétersbourg). Elle a également effectué des illustrations de sable pour La Passion selon saint Matthieu de Bach en Alsace (Les Dominicains) avec l’Orchestre philharmonique de Strasbourg dirigé par Paul Goodwin. Depuis 2016, avec sa fille Eva Sosnina, elle collabore à titre permanent avec l’Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg sous la direction du Maestro Yuri Temirkanov et l'orchestre St. Petersburg Northern Sinfonia, crée et dirigé par le directeur artistique du Music-Hall de Saint-Petersbourg Maestro Fabio Mastrangelo.


 

DENIS RAMOS

Compositeur

est lauréat de la Cité Internationale de Paris, de la Fondation Meyer pour le développement culturel et artistique. Il reçoit en 2017 le Prix de composition de la Fondation Francis et Mica Salabert.
Sa musique se décline à travers différents genres: pièces pour instruments solistes, musique de chambre, ensemble, électronique, musiques mixtes. Ses oeuvres ont été créées en France, Pologne, Allemagne, République Tchèque, Italie, Malte, en collaboration avec des interprètes, chefs et ensembles tels que Jan Krejcìk, Jean-Philippe Wurtz, Philippe Aïche, Pieter-Jelle de Boer, Gabriel Bianco, Marie Ythier, Marc-Antoine Perrio, l'Ensemble InterContemporain, l'Ensemble Orchestral Contemporain, l'Orchestre de l'Abbaye-aux-Dames, le collectif Warning. Certains de ses opus sont édités aux Productions d'Oz et à L'Empreinte Mélodique. Il
Il a suivi les cours de composition d'Édith Canat de Chizy au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris, d'Arnulf Herrmann à la Hochschule für Musik Hanns Eisler de Berlin et de Frédéric Durieux au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Il a obtenu par ailleurs au CNSMDP des Prix Supérieurs en analyse musicale, harmonie, polyphonies de la Renaissance, écriture 20e-21e et orchestration. Dans le même temps il suit les cours de musicologie à Paris Sorbonne et produit un mémoire de master sur l'oeuvre de Luciano Berio.
Il est également guitariste et a été diplômé d'un Brevet d'Exécution Supérieur de l'École Normale de Musique de Paris dans la classe d'Alberto Ponce. Il conjugue ses activités de compositeur et d'interprète, en composant pour cet instrument et en interprétant lui-même ses partitions sur scène. Il enseigne actuellement la guitare au Conservatoire de Longjumeau.



 

ROMAIN DAYEZ

Baryton

diplômé du CNMDP, approche le chant par la musique ancienne et baroque auprès de maîtres tels que H. Crook, C. Lefilliâtre, V. Dumestre, H. Niquet, J.-C. Malgoire. Il chante en soliste sous la direction de chefs tels que Paul Agnew, Michel Piquemal, dans des festivals comme Mars en Baroque, Sablé, Utrecht, Ambronay...
Dans le répertoire opératique plus tardif, il chante sous la baguette de Marc Minkowski (Musiciens du Louvre), Lucas Macias Navarro (Orchestre de Paris), Pierre Dumoussaud (Orchestre National des Pays de la Loire)... et se produit dans de nombreux opéras en France, Belgique et Etats-unis. Il donne des récitals au Théâtre Marigny, au Petit Palais, à la Salle Gaveau et est invité, entre autres, au Juillet Musical d’Aulne, Festivals de Radio France, Flandres, Avignon, de Song in the City (Londres), Bergen International Festival (Norvège)...
Il aborde régulièrement la musique contemporaine, travaille avec des compositeurs comme Kaija Saariaho ou Graciane Finzi, des chefs comme Jean-Philippe Wurtz (OLC), Clément Mao-Tacaks (Secession Orchestra), Thomas Van Haeperen (Sturm und Klang), Catherine Simonpietri. La saison prochaine, il tiendra les premiers rôles d’un opéra de Jules Matton (Opéra de Rennes) et du premier opéra de Guillaume Connesson (Théâtre de l’Athénée).
Dans le cadre de projets crossover, il collabore avec des plasticiens comme Tal Isaac Haddad, Xavier Veilhan, les réalisateurs Renaud de Putter, Victor Toussaint, l’Orchestre National de Jazz (auditorium de Radio France), les chanteurs Mélanie de Biasio (jazz), Gaël Faye (rap), Sara Hamidi (chant iranien), Hélène Delavault (cabaret) et participe à des manifestations pluriartistiques comme les Nocturnes du Louvre, la Nuit des Musées.
Avec Le Rapt Invisible, qu’il a fondé et dont il est directeur artistique, il se produit notamment à la Biennale de Venise, la Nuit de Lumière, Toulouse les Orgues, Musiq3, La Semaine de la Voix, Saint-Sulpice ou la Cité de la Musique.


 

EMILIE COUSIN

Mezzo soprano

se produit dès son enfance en tant que soliste de la Maîtrise de Radio-France dans des salles telles que l'Opéra de Paris, le Théâtre du Châtelet, la salle Pleyel, la salle Gaveau... sous la baguette de chefs comme Seiji Ozawa, Marek Janowski ou Lorin Maazel.  
Parallèlement à sa formation lyrique au Conservatoire et des études d'ethnomusicologie, qui l'amènent à collaborer à diverses revues scientifiques (CNRS, Musée de l'Homme...), elle entame une carrière de soliste au sein de divers ensembles (Ensembles Myriade, Ellyptica, InsoliTus...), en France et à l'étranger (Festival des lumières, Les promenades musicales, Festival de Richelieu...).
Particulièrement intéressée par la création contemporaine, elle a notamment participé comme soliste à l'enregistrement, aux côtés du pianiste Emanuele Arciuli, d'une anthologie du compositeur M. Molteni ; elle a interprété John Cage et Morton Feldman ou encore incarné le rôle-titre pour la création française de l'opéra Infinito nero de Salvatore Sciarrino, sous la direction de Javier Gonzales Novales, au sein de l'Ensemble InSoliTus (Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine, Musée d'Art Contemporain MAC VAL...).
Attirée par les projets interdisciplinaires, elle est régulièrement invitée, aux côtés du violoncelliste Raphaël Perraud (super soliste de l'Orchestre Philarmonique de Radio-France), à chanter comme soliste sur les bandes son des films et des spectacles conférences du critique d'art Hector Obalk (série Grand'Art sur Canal+, Théâtre de la grande Comédie, Théâtre de l'Atelier...)
Au cinéma, elle a incarné une chanteuse lyrique sur la scène de l'opéra Bastille, dans Numéro Une, de T. Marshall, aux côtés d'Emmanuelle Devos et de Richard Berry.
Elle a co-crée l'Ensemble Myriade, qui a notamment pour vocation la création contemporaine, à travers des collaboration avec  des compositeurs tels que Denis Ramos, ou encore David Chaillou et Jean-Michel Rosaz (en projet).


 

SHAFAK KASYMOVA

Violon, sato, kamanche

Shafak Kasymova est née à Dushanbe, Tadjikistan. Elle étudie le violon au Conservatoire National, dans la classe de M. Saodatov (disciple de Youri Yankelevitch) et obtient un diplôme Supérieur d’Enseignement et d’Exécution de violon, et de musique de chambre, ainsi qu'un diplôme supérieur de concertiste.
Elle commence à enseigner au Conservatoire National, et rejoint l’orchestre de l’Opéra National comme second violon solo.
Titulaire d’une bourse de l’ambassade de France, elle vient se perfectionner en France, à l’Ecole Normale de Musique Alfred Cortot, sous la direction de Devy Erlih. Elle y obtient un Diplôme de Musique de Chambre, ainsi qu'un Diplôme Supérieur d’Enseignement à l’unanimité.
Depuis son arrivée en France, outre ses activités d'enseignement au Conservatoire et sa participation régulière à divers ensembles et orchestres, elle a créé l'association Rawzana, pour la promotion de la culture persanophone. Elle y assure la direction artistique et y joue du Sato et du Kamanche, instruments traditionnels des balkans, du Moyen-Orient et d'Asie Mineure - et se produit dans des lieux tels que le Lien Unique à Nantes, l'UNESCO ou encore l'Opéra Garnier.


 

CAROLE CASIEZ GIREAUD

Harpe

Elle étudie la harpe auprès de grands harpistes internationaux : Freddy Alberti, Bernard Andrès, Michèle Gonzales, Marie-Pierre Cochereau…
En tant que harpiste solo et directrice artistique, elle est partenaire permanente du Musée du Louvre et intervient régulièrement, outre le prestigieux musée, dans des lieux comme le Palais Garnier, le Château de Fontainebleau, le Couvent des Jacobins, l'Hotel des Invalides, le Musée des arts et métiers ou l'Atelier des Lumières, au côté d'interprètes comme le pianiste Théo Foucheneret (nommé aux victoires de la Musique 2019) ou la soprano Erminie Blondel (jeune talent Musiques en fête des Chorégies d'Orange 2019).
Elle se produit par ailleurs avec le contre-ténor Frédéric Shwab au sein du duo l'Heure exquise ; En orchestre, elle a notamment eu le privilège de participer à la création de la Cantate de B. Andrès, compositeur phare de la musique contemporaine pour harpe.
Intéressée par les incursions dans des univers musicaux différents, elle a, en outre, joué comme harpe solo pour des productions audiovisuelles (film "Chaque jour est une petite vie" de Reinhardt Wagner...). Elle anime également des concerts-conférences (Club Unesco...) et enseigne la harpe au Conservatoire.


 

PIERRE RIGOPOULOS

Percussions

Il découvre, grâce au compositeur François Bernard Mâche, le conservatoire expérimental de musique contemporaine de Pantin où il étudie la percussion et découvre entre autres un de ses instruments de prédilection : le Zarb (Tambour iranien) dont il perfectionnera la technique auprès de maîtres tels que Bruno Caillat et Djamchid Chemirani.
Dans le domaine des musiques de monde, il a notamment collaboré avec la chorégraphe Carolyn Carlson, les metteur.se.s en scène Bob Wilson et Ariane Mnouchkine, des musicien.nes tel.les que la chanteuse Françoise Atlan, Kudsi Erguner (maître de la flute turque ney), Saïd Chraïbi (maître marocain du luth oud), Hari Prasad Chaurasia (maître du Bansuri), le quartet de jazz oriental de nabil Khalidi ou encore le Haïdouti Orchestar. Il s'est produit notamment à l'Institut du Monde Arabe, l’Abbaye de Sylvanès, l’UNESCO, la salle Gaveau, le Théâtre de la Ville et à l'étranger dans le cadre de festivals : Cologne (Allemagne), Ravenne (Italie), Fès (Maroc), Baalbek (Liban)... et de tournées internationales (Amérique du sud, Pays-bas...).
A l'opéra, on a pu l'entendre dans des production telles que l'enlèvement au Sérail de Mozart sous la direction de Marc Minkowski et mise en scène par Jerôme Deschamps et Macha Makeïeff ou encore Woyzeck » d’Alban Berg mis en scène par Stéphane Braunschweig et dirigé par Daniel Harding avec le Malher Chamber Orchestra au Festival d’Aix-en-Provence.
Il est membre permanent et occasionnel de plusieurs ensembles de musique baroque et Renaissance : l'Arpeggiata de Christina Pluhar, Fuoco e cenere, Ensemble XVIII 21, Ensemble Accompagnato dirigé par Gérard Lesne, les musiciens de St Julien... qui le conduisent à se produire en France et à l'étranger dans des lieux tels que le Villa Medicis (Rome), l'Abbaye de Royaumont et des festivals comme le festival de musiques baroques de Pontoise ou le Baroque nomade.
Il enseigne également le zarb au CRR de Rueil-Malmaison et les percussions au Centre de Musique Médiévale de Paris.


 

Le mot

d'Erik Orsenna

Ecrivain, académicien  &  parrain  du  spectacle

     "   Bonjour, je m'appelle Erik Orsenna.

Et je vais vous proposer un rendez-vous.
Un rendez-vous pas banal, puisque le premier personnage de ce rendez-vous, c'est le sable. Et le deuxième personnage de ce rendez-vous, c'est le ciel. Ils se rencontrent, et fous de cette rencontre, ils palpitent. Et ils sont souverains. Le sable et le ciel souverains qui palpitent, c'est un poème de l'immense poète chilien Pablo Neruda. Mais à ce rendez-vous, Pablo Neruda n'est pas seul. Il est avec un compositeur, Denis Ramos, et il est aussi avec des musiciens merveilleux de l'Ensemble Myriade. Il a aussi invité Marina Sosnina, qui est une plasticienne. Et ensemble ils vont faire le plus formidable des spectacles.
Si vous voulez participer à ce rendez-vous, il faut que ce rendez-vous existe. Et il n'existera que si vous le décidez. Et chacun peut apporter sa part, comme je le ferai moi-même.
A bientôt.

Je ne sais pas vous, mais moi, j'adore les rendez-vous ...  "

Le Sable & le Ciel souverains palpitaient

13 septembre à 20h30

CATHEDRALE DE CHARTRES

18 cLoître Notre Dame 28000 CHARTRES

      Un immense merci à tou.te.s les contributeur.rice.s de notre campagne de crowdfounding qui par leur générosité ont permis à ce projet d'exister :

         Neven Jagodic, Dominique Biton, Henry Buzy-Cazaux, Estelle JBN, La gredine, Nelly Noël, Matthieu Justine, Clémence Lévy, Sandrine Gianola, Ornella Tondini, Thierry Land, Aimata Guillain, Louise Lambrichs, Fabien Brandel, Philippe Danielski, Anne Suchaneski, Basma Zerouali, Isabelle Benassouli, Les Oiseaux de Passage, Ateliers Loire Chartres, Jeanne Cousin, Dominique Engelhart, Agathe Cousin, Camille Pegorier, Anne Lambrichs, Gabriel Rigaux, Elisa Blanchard, Frédérique de Gravelaine, Catherine Caubère, Jean-Louis Thiars, Jacques Paget, Clémentine Barbaro, Armelle Vergely, Marie-Christine Champion, Alice Cousin, Geneviève Duchêne, Pierre Rigopoulos, Cyrille Carillon, Colette Bastide, Julie Cousin, Régis Durrand, Anne Latour Raulin, Karim Hajjaji, Fabien Touchard, Hubert Holin, Vincent Bery, Sylvain Cousin, Jacky Ramos, Pierre-Henri Dutron, Dominique Brochet, Laure Gauthier, Nicole Garzuel, Irène Kudela, Cabient Vignal Robin, Sylvain Ramos, Léonard Chantepy, Hélène Ramos, Antoine Bourdin, Alexandre Chauvel, Emma Basabé, André Washington, Pro Arti, La Sacem.

Remerciements particuliers :

à PUBLIdésif pour les affiches et cartes postales :

à Atelier Loire Chartres pour la vitre de dessin : 

à Alain pour le téléviseur, & à la Maison JLN pour son accueil :